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Point de vue - La génétique et les incertitudes tokhariennes (août 2019)

PB

15/08/2019

La génétique et les incertitudes tokhariennes


De toutes les questions qui se sont posées à l’Archéologie et à la Linguistique historique, celle de l’origine des langues tokhariennes et de leurs locuteurs est sans doute à la fois une des plus excitantes et une des plus frustrantes, au point qu’au moment de conclure la plus récente de ses études tokhariennes (2015), J.P. Mallory écrivait : « This paper has not only failed to provide a solution to the problem of Tocharian origins—it has even helped undermine the author’s earlier solution (Mallory and Mair 2000). Many of the inadequate solutions to the problem of Tocharian origins probably stem from a tendency to take unacceptable shortcuts in developing arguments (e.g., Tocharians are “Westerners,” the Tarim mummies are “Westerners,” therefore, the Tarim mummies must be Tocharians)». Depuis 2015, la Paléogénétique, nouvelle venue dans ces champs d’investigations, a amplement fait la preuve de sa capacité à résoudre des problèmes laissés en jachère par les disciplines traditionnelles, et même à bouleverser des paradigmes sanctifiés par des décennies de tradition archéologique. Il est donc tentant de se demander ce qu’elle peut apporter ici, alors qu’une nouvelle étude, disponible en prépublication, annonce : « Ancient Genomes Reveal Yamnaya-Related Ancestry and a Potential Source of Indo-European Speakers in Iron Age Tianshan ». Mais auparavant nous tenterons, autant qu’il est possible dans les limites d’un très court article, de faire le point sur ce qu’on nous permettra d’appeler le « chantier tokharien ».


Pour lire la suite de l'article : http://etudesindoeuropeennes.fr/articleContent/998

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